Hommage à mon prof
Je me dois de rendre ici hommage à mon professeur d'accordéon Robert ASPERT car c'est gràce à lui que j'ai acquis au fil des années une bonne expérience de l'instrument et le plaisir de jouer.
_________________________________________________________________________
"La région Thiernoise perd un de ses plus brillants chef d'orchestre du bal musette.
Comme le souffle de son accordéon, Robert ASPERT respirait la bonne humeur qui le caractérisait.
D'un esprit résolument jeune il a déployé une grande partie de son énergie au service de ses amis musiciens. Ceux qu'il a aidé à faire carrière dans les différents domaines du métier de la musique et pour qui il a été leur guide. Nous avons été ici, l'élève, le copain, là, le compagnon, l'ami, le complice.
On connaissait son style, unique, une expression joviale que les amoureux du musette et du bal populaire ont apprécié durant plusieurs décennies. On savait avec quelle joie il adorait partager de magnifiques soirées et pourtant avec quelle motivation il participait aux efforts lors d'interminables galères que connaissent bien parfois les musiciens.
Son talent, il l'a mis au service du public, de son public ; « Vous plaire et vous distraire » lui disait-il inlassablement...
Pourtant, à l'apogée de sa carrière musicale, la terrible épreuve physique qu'il a subit, devant l'abominable machine dévoreuse de doigts des couteliers qui lui a mutilé la main droite, n'a pas réussi a ébranler son moral d'acier.
On connaissait aussi sa modestie, toujours de bon conseil, il nous a enseigné les vraies valeurs de l'artiste : travail, persévérance, humilité.
Ses anciens compagnons de son début de carrière se souviendront très certainement du premier orchestre « Les joyeux Auvergnats » et les plus jeunes les différentes formations nombreuses et variées de l'orchestre « Robert ASPERT ».
Inexorablement son accordéon est devenu trop lourd pour ses frêles épaules.
Robert, tu nous manqueras longtemps, tu as filé trop tôt à la Coda mais tu as bien mérité ton paradis du soufflet à punaises… on t'entend déjà refaire tes gammes… Nous te dédions ma dernière chanson qui finit ainsi :
« …Se faufile le nuit, s'éteint la dernière piste, meurt le soufflet, fin de la mélodie, de l'accordéoniste… »"

Commentaires